
Alors que le champion de France Super1600 sortant profitera de la saison 2026 pour s'essayer à la Division 3 dans le cadre d'un programme partiel, Maximilien Eveno ne cache rien de son intérêt soudain pour la catégorie T3F.
En effet, avec une future réglementation FIA qui fera la part belle aux châssis tubulaires en lieu et place des actuelles Supercars, l'attrait du pilote morbihannais pour la Division 3 n'est pas totalement innocent.
« Je ne suis pas le seul à être attiré par la Division 3 », s'amuse Maximilien Eveno, conscient que son positionnement s’inscrit dans une tendance plus large au sein du paddock.
À travers cette orientation, le pilote breton anticipe déjà les évolutions à venir au plus haut niveau.
« Certains constructeurs et pilotes gardent déjà en tête l’arrivée des futures Supercars dans le cadre des championnats FIA. À mon niveau, la seule vraie inquiétude concerne une possible hausse des coûts. Aujourd’hui, la D3 reste globalement comparable à une Super 1600 en termes de budget, mais on voit des projets arriver avec des voitures très abouties et qui impliquent naturellement plus de moyens financiers, donc il y a toujours un risque de voir une catégorie monter en gamme trop vite. Néanmoins, il est encore difficile de savoir comment les choses vont être amenées à évoluer. »
Dans l’immédiat, Eveno adopte toutefois une approche mesurée. La transition vers la Division 3 ne s’inscrit pas encore dans un projet à long terme clairement défini, mais plutôt dans une logique d’observation et d’adaptation.
« De toute façon, à court terme, le championnat de France ne devrait pas être impacté immédiatement. Les changements devraient plutôt intervenir d’ici trois à quatre ans, ce qui laisse un peu de temps pour observer. Ce programme en D3 est d’abord une opportunité de tester le marché. L’idée pourrait être d’essayer une voiture sur une saison, puis éventuellement de la revendre. »
Ce positionnement pragmatique ne l’empêche pas d’afficher des ambitions sportives élevées. Hors de question pour lui de se contenter d’un rôle d’observateur une fois en piste.
« Mais une chose est claire : si je m’engage, ce sera avec l’objectif d’être compétitif. Participer ne m’intéresse pas. En tant que pilote, si l’on ne peut pas viser les podiums, voire la victoire, la motivation baisse vite. Cette première saison sera donc surtout une phase de découverte, pour comprendre les différences entre les voitures et prendre des repères. »
« La complexité de la Division 3, c’est justement la diversité des architectures. Il existe énormément de concepts différents, et quasiment aucune voiture ne se ressemble. Quand on n’est pas issu de la catégorie, cela demande un vrai temps d’adaptation. L’idée sera donc d’y aller progressivement et de monter en puissance. »